Expositions

Le Paradis Fragile

La toute première exposition après l’important assainissement du Gazomètre, présente la beauté de la nature, ainsi que l’influence de l’homme sur son environnement. Le Paradis Fragile invite les visiteurs à un voyage fort en images, à travers l’histoire climatique mouvementée de notre terre et montre par la même, grâce à des photographies et des vidéos primées et impressionnantes, la transformation du monde animal et végétal, à l’ère de l’anthropocène.

Fotomontage Gasometer mit Ausstellungsposter "Das zerbrechliche Paradies"
Foto: Thomas Machoczek

Le feu, le vent et l’eau – ces forces naturelles constituent une introduction fabuleuse dans la nouvelle exposition du Gazomètre. Les visiteurs appréhendent directement les effets que produisent ces phénomènes naturels sur l’histoire climatique de notre planète. D’après le slogan «une terre – de nombreux univers », les visiteurs découvrent la biodiversité paradisiaque de notre planète, sous la plaque à pression circulaire du Gazomètre. Des photographies uniques de grand format et des séquences de films passionnantes permettent au spectateur de grimper avec des paresseux dans les cimes de la forêt tropicale, de s’amuser sur la banquise avec de jeunes ours polaires ou de migrer avec un troupeau de caribous à travers la toundra et la taïga. Grâce à une technique en 3D des plus modernes, les visiteurs de l’exposition ont la possibilité de découvrir, d’une manière virtuelle, la plus grande forêt tropicale protégée du monde, le parc national du Tumucumaque et, en même temps, de glisser dans la peau de différents habitants vivant dans la jungle. Les animaux ne restent pas toujours dans leur milieu naturel : certaines espèces animales se sont approprié des agglomérations urbaines comme nouvel habitat.

L’empreinte écologique de l’homme définit les thèmes de l’exposition au niveau supérieur du Gazomètre. Le philosophe grec Héraclite, environ 550-480 avant Jésus-Christ, avertissait déjà en son temps : « dans la mesure où nous intervenons dans la nature, nous devons strictement veiller au rétablissement de son équilibre ». Cependant, son appel a été peu entendu et les conséquences de l’ingérence humaine dans l’écosystème de notre planète sont dramatiques. Les photos et séquences de films exposés montrent en toute clarté le changement climatique, la déforestation, l’exploitation des animaux, la pollution par les déchets – en particulier des mers – et les conséquences de l’agriculture industrielle. Il existe toutefois des lueurs d’espoir, comme par exemple le projet Ocean Cleanup, le bâtiment Vertical Forest à Milan ou, directement devant l’entrée du Gazomètre, la réhabilitation écologique de la rivière Emscher.

«Le but de l’exposition est de montrer que la beauté de notre planète est digne d’être protégée » explique Jeanette Schmitz, la Directrice de la SARL Gasometer , « mais cela signifie aussi qu’il faut mettre l’accent sur les dysfonctionnements qui menacent notre paradis. Malgré tout, il existe aujourd’hui des ébauches de solutions très prometteuses, dont nous présentons quelques exemples. »

Erdkugel im Inneren des Gasometers
Animation/Fotomontage: DLR

Sculpture du globe terrestre: l’apothéose visuelle

L’apothéose de l’exposition est constituée par une sculpture monumentale de la terre, sur laquelle sont projetées de nouvelles images satellites à haute résolution. Suite à la demande fréquente des visiteurs, nous présentons de nouveau, dans l’espace intérieur du Gazomètre d’une hauteur de 100 mètres, le globe terrestre d’un diamètre de 20 mètres, provenant de l’exposition à grand succès « les Miracles de la Nature ». D’après Jeannette Schmitz, ce globe a été toutefois complètement revu grâce à de nouveaux contenus et selon les prouesses actuelles de la technique. La terre reprend vie sous une forme visuelle, grâce à des projections d’une résolution de 58 millions pixel, ce qui correspond à sept fois la performance d’un cinéma numérique. « La perception vue de l’espace, nous permet de reconnaître à quel point la planète bleue est unique et elle ne finit pas de nous étonner, nous, les scientifiques » affirme Nils Sparwasser, chef de division au Earth Observation Center du Luft- und Raumfahrt DLR, Centre Allemand Aérospatial. « Je me réjouis de pouvoir faire participer le public à notre enthousiasme pour l’écosystème terre, tout particulièrement grâce à la sculpture de la terre. »

La nouvelle exposition « Le Paradis Fragile » est réalisée par la SARL Gasometer Oberhausen, en coopération avec le Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt DLR (le Centre Allemand Aérospatial) et avec l’aimable soutien de la Emschergenossenschaft (l’association de la rivière Emscher). Le concept de l’exposition a été élaboré à la base par le curateur de longue date du Gazomètre, entre temps décédé, le Professeur Peter Pachnicke. Jeanette Schmitz, la Directrice du Gazomètre, ainsi que Thomas Wolf, depuis longtemps collaborateur du Professeur Peter Pachnicke, ont développé et mis en œuvre le concept, en coopération avec Nils Sparwasser du DLR.
La réalisation technique du globe terrestre est assumée par le DLR, Intermediate Engineering et geo- die Luftwerker (« géo-les ouvriers de l’air »).
Les partenaires médiatiques sont la station de radio WDR5 ainsi que GEO. La Energieversorgung Oberhausen EVO (fournisseur d’énergie de Oberhausen) et le NABU NRW (association pour la protection de la nature en Rhénanie du Nord- Westphalie) sont aussi partenaires de l’exposition.

Partenaire

DLR Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt
Emschergenossenschaft
Energieversorgung Oberhausen
NABU Nordrhein-Westfalen

Partenaire média

GEO
WDR 5